Brooddark – Deliro

Dense, lourd, voilà les adjectifs qui me viennent à l’esprit quand j’écoute les albums de Brooddark.

En effet, le biélorusse est adepte des ambiances industrielles futuristes, où glitch, drone statique et autres murs (contrôlés) bruitistes, se mélangent pour créer un univers très riche et texturé.

Après deux albums dont un en collaboration avec Tsarewitch (« Supra Memoriam ») sur Cryo Chamber, le voici sur le label hollandais Winter-Light.

Deliro poursuit la formule initiée sur Overvoltage, à savoir un son massif et une structure d’album qui alterne morceaux aux sonorités acérées et relative quiétude, si je puis dire.

Du magma sonore (présent dans chaque titre) émerge des mélodies courtes (« Deliro », »Inspiration »). Celles-ci sont parfois mélancoliques (« Broken Souls », « No one will come to the rescue »), parfois oppressantes (« Elements Memory »). De nombreux éléments sonores renvoient à des styles purement électroniques type Drum’n’bass (les pads type risers) ou à l’Idm (glitch, bleep). Le sound design est précis, détaillé. Seul « Death Valley » ne suit pas ce schéma, celui-ci est limite noisy avec son effet de feedback contrôlé et son background organique.

Deliro pourrait accompagner un ouvrage dystopique tant son ton est pessimiste, il termine d’ailleurs sur « Nothing » titre qui évoque des murs d’interférences accompagnés par un semblant de mélodie désabusée.

30 mars 2026 par Catégories : chroniques

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